Autor / Author: Éric Hazan

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331* Pour un processus destituant : invitation au voyage

Depuis quelques jours, on perçoit dans les cendres de la gauche quelques lueurs rougeoyantes : les réticences sur la déchéance de la nationalité française et l’appel à une primaire pour l’élection présidentielle à venir. Le malaise pointe, à force de voir l’exécutif s’aligner sur des positions de droite ou d’extrême-droite. Ces intellectuels, ces militants, ces élus de gauche réclament « du contenu, des idées, des échanges exigeants », afin que le candidat à leur primaire « incarne le projet dont la France a besoin pour sortir de l’impasse ». Bref : ils veulent encore croire à la politique. Ils n’ont manifestement pas eu vent de la nouvelle pourtant retentissante : toute cette politique est morte. Comme sont morts les mots dans lesquels se dit la chose publique – la France, la Nation, la République, etc. Comme est morte la pompe institutionnelle dont s’entoure le vide gouvernemental. La politique a poussé son dernier râle l’été dernier là où elle était née il y a plus de 2000 ans, en Grèce ; Alexis Tsipras fut son fossoyeur. Sur sa tombe sont gravés ces mots prononcés …